Tatouages contraints
À travers l'histoire, les gens ont aussi été tatoués de force pour de nombreuses raisons.
Dans l'Antiquité, Polybius rasa la tête de son esclave puis tatoua un message a transmettre sur son crâne, puis attendit la repousse des cheveux avant d'envoyer l'esclave vers son destinataire.
Un autre tatouage contraint est l'identification ka-tzetnik dans les camps de concentration pendant la Seconde Guerre Mondiale. Durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis marquèrent une partie des déportés des camps de concentration et d'extermination d'un tatouage, sur l'avant-bras, d'un numéro matricule. Ce fut particulièrement le cas à Auschwitz. Dans ce cadre, le tatouage contraint participait d'une entreprise de déshumanisation. Après la guerre, les survivants des camps eurent des réactions différentes : si la majorité d'entre eux les conservèrent, certains se les firent enlever.
Ces tatouages, figurant sur certains corps à la Faculté de Médecine, permettant d'identifier l'origine criminelle des corps des victimes de l'extermination, furent excisés afin d'empêcher de reconnaître leur origine.
Les nazis dans les camp prélevèrent certains tatouages (hors matricule de camp) afin d'en faire une collection morbide après les avoir tannés à la manière de parchemin. Ainsi au camp de Buchenwald, Ilse Koch, une femme de SS, faisait la collection de tatouages. Elle se promenait à cheval dans le camp et repérait les détenus possédant des tatouages. Ces déportés étaient alors assassinés et au moyen d'un produit spécial, le tatouage était récupéré pour compléter sa collection. A la libération du camp, elle possédait 142 tatouages.
Par ailleurs, les soldats de la Waffen-SS étaient aussi tatoués. Il recevaient leur groupe sanguin sur la face intérieure du biceps du bras gauche. Ce tatouage était surnommé « Kainsmal » - la « Marque de Caïn » (allusion à la marque que Dieu apposa sur Caïn afin de l'empêcher d'être tué et de fuir à jamais) et ne comportait qu'une seule lettre. Contrairement à la légende, aucune autre inscription, matricule ou unité militaire n'étaient tatoués. Ceci permit d'en identifier facilement quelques-uns après la guerre.
Procédure
Quelques cultures tribales créent des tatouages en coupant la peau et en frottant ensuite la blessure avec de l'encre, des cendres ou d'autres agents. Cela peut être un complément à la scarification. Quelques cultures créent des marques de tatouage en frappant l'encre dans la peau avec des os aiguisés.
De nos jours, la méthode ordinaire est d'introduire l'encre avec un dermographe.
Un dermographe est composé d'aiguilles attachées à une barre avec un canon électrique. Lorsqu'il est enclenché, les pointes se déplacent rapidement de haut en bas et l'action des aiguilles permet l'insertion de l'encre sous la couche la plus haute de l'épiderme. Il agit suivant un principe électromagnétique, à la manière des anciennes sonnettes de porte. Les dermographes sont fabriquées par de nombreuses petites et moyennes entreprises dans le monde.